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La LGV au ralenti

Le Journal du Pays Basque. Pierre MAILHARIN

Coup de frein ou coup d’arrêt ? Sérieux ralentissement en tout cas. Patrick Stefanini, préfet d’Aquitaine, a confirmé hier à Bayonne ce qui flottait dans l’air depuis quelques jours déjà : la construction d’une LGV au Pays Basque Nord sera conditionnée par la saturation de la ligne existante.

“Le Conseil général de l’environnement et du développement durable [CGEDD, rattaché au ministère des Transports, ndlr] a présenté cet été un rapport, dans lequel il constate que la saturation des lignes, qui devait arriver en 2020, pourrait être repoussée à 2030-2035. Le rapport préconise la création d’un observatoire du trafic permettant aux élus et à l’Etat de connaître l’évolution de celui-ci dans les prochaines années. La construction d’une ligne nouvelle au Pays Basque est subordonnée au constat que les lignes actuelles arrivent à saturation”, a-t-il indiqué.

“Données chiffrées et objectives”

Afin de “sortir du dialogue de sourds” et de converger vers “des données chiffrées et objectives”, cet observatoire du trafic sera prochainement constitué, à la demande express de la ministre Mme Kosciusko-Morizet. “Une large place y sera faite aux élus”, a ajouté M. Stefanini, sans en dire davantage.

Quelques-uns de ces édiles locaux, les présidents d’Errobi (Paul Baudry), Nive-Adour (Roland Hirigoyen) et Sud Pays Basque (Michel Hiriart), ainsi que le député Jean Grenet, réunis dans la matinée par M. Stefanini, ont pu constater que les études concernant le tracé n’était pas abandonnées pour autant. “Tout ceci n’a pas d’incidence, la ministre me l’a confirmé, sur la poursuite des études concernant la définition du tracé”, a souligné le représentant de l’Etat. “Il serait irresponsable d’attendre la saturation de la ligne existante sans s’en préoccuper”.

La dernière hypothèse retenue par RFF, présentée à la presse par M. Maudet hier, fait état d’un parcours de 35,6 km, comportant 16 viaducs (8,3 km) et 14 tunnels et tranchées (13,5 km dont douze de tunnel). A deux endroits, Arcangues et Urrugne, des variantes sont encore à l’étude, en raison de contraintes techniques. L’hypothèse entraînerait la destruction de 41 bâtis situés “sous l’emprise du projet” - 13 à Arcangues, sept à Urrugne, six à Biriatou et Mouguerre. Le chantier mobilisera “entre 50 et 55 millions d’euros le km”, soit entre 1,78 et 1,96 milliard pour la traversée du Pays Basque Nord.

Réunions de concertations

Cette éventualité ne serait pas figée. “Ce tracé comporte trois secteurs. A partir de fin septembre, j’organiserai trois réunions de concertations consacrées chacune à l’un de ces secteurs”, s’est engagé M. Stefanini. Une fois l’hypothèse arrêtée, puis validée en comité de pilotage au plus tard en janvier 2012, elle sera soumise au gouvernement. En 2013 se déroulerait l’enquête publique, en 2014 est censé être pris le décret portant déclaration d’utilité publique du projet. Dernière annonce de M. Stefanini, que l’on sentait également venir : “Il n’est pas exclu que nous réussissions à définir un tracé sans avoir à faire de sondage”.

Le Cade, par la voix de Victor Pachon, a réagi aux deux points principaux. L’observatoire : “Les travaux sont envisagés à la saturation des lignes. Celle-ci était prévue pour 2010 puis en 2020. Le dernier rapport gouvernemental la repoussait vers 2035, ce qui signifierait selon lui un début des travaux en 2028. Cela confirme de façon incontestable que les associations avaient raison : les estimations étaient surévaluées. La création de l’observatoire peut être une bonne initiative si la transparence est de rigueur, car jusqu’à présent, on nous a abreuvés de chiffres faux”.

“Une décision sage”

L’arrêt possible des sondages : “Une décision sage compte tenu de l’importante tension générée sur les lieux de sondages entre les populations et les forces de l’ordre. Les associations ont donc eu raison de s’opposer à ces sondages. Cependant, l’enquête publique est maintenue aux dates prévues et le projet n’est pas arrêté pour autant”.

Plus globalement, Victor Pachon estime que ces annonces “constituent un coup de frein au projet mais pas un coup d’arrêt”. Pour les opposants à la LGV, le combat continue, donc.

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